Lignes électriques à haute tension

Pour répondre aux interrogations relatives aux champs électromagnétiques d’extrêmement basse fréquence, crées par les lignes à haute et très haute tension, RTE a ouvert un site internet dédié a ce theme. Informations sur ces champs, mise a disposition de l’expertise, vidéos, animations, espaces d’échanges avec les internautes et carte des mesures effectuées en France sont donc mis a disposition des élus comme des citoyens.

Contact : www.clefdeschamps.info

Source : Maires de France | Supplément octobre 2011

Le Village des « Terribles »

Bon nombre de villages des alentours possèdent un sobriquet. C’est aussi le cas de Monchy au Bois. «Les Terribles» est celui qui a été attribué aux habitants de Monchy. Son origine se perd dans la nuit des temps et dans le discours des Anciens. Plusieurs variantes justifient ce surnom :

  • les Monciaquois sont ainsi qualifiés parce que, parait- il, ils font souvent la fête…
  • on pourrait aussi attribuer ce qualificatif à une ancienne compagnie d’arbalétriers si adroits qu’ils gagnaient tous les concours de la région. Personne ne voulait plus les affronter car ils étaient terribles ! Nos jeunes archers d’aujourd’hui méritent pleinement ce sobriquet car ils «rafflent» tout dès qu’ils se présentent à une compétition.
  • Une dernière variante trouve son origine dans le langage même des habitants quand ils voulaient marquer l’importance d’un champ, ils déclaraient : «ch’est un terribe camp éd betterafes ou éd blé !» Ce trait de langage serait plus à l’origine du sobriquet.

Extrait de « Les sobriquets des habitants du Pas de Calais » Auteur : André Accart aux Editons Nord Avril

Présentation du village

Extrait du Voyage au cœur des Vertes Vallées en 2011 réalisé par Emilie Delplanque (stagiaire à la CCVV et originaire de Warlus)

Ses habitants sont appelés les Monciaquois et les Monciaquoises mais aussi « les Terribles », (Les sobriquets des habitants du Pas-de-Calais). La commune s’étend sur 11 km² et compte 521 habitants depuis le dernier recensement de la population de 2010.
Monchy-au-Bois a une densité de 47,4 habitants par km².

Seigneurie

L’abbaye de Corbie possédait « un domaine considérable » dont la donation remonte à 662 (confirmée en 825 et 1108 par l’évêque Lambert à Monchy au bois), qui a longtemps eut aussi une prévôté. Cette seigneurie était la principale du village. L’Abbaye de Corbie échangea ses propriétés à Monchy au Bois avec l’Abbaye d’Arrouaise par un accord conclu le 27 Juin 1568.

Il existait un seigneur de Monchy en 1225 : le chevalier Nicolas de Beaucamp.
Son successeur, Théobald, sire de Berles y établit une léproserie en 1283 sise en l’actuelle rue Saint Ladre. Autres seigneurs présents dans le village : maison de Beaufort (XVème siècle); de Croy et Comte de Solre.

Découvertes archéologiques

En 1882, découverte dans un lieu indéterminé de deux tombes (période indéterminée) situées à 1 km de distance l’une de l’autre ; objets trouvés : fiole en verre, statuette en terre cuite de Vénus, miroirs, vases noir, gris et rouges, deux disques en bronze, lampe en terre et monnaie de Posthume.

Deux vases à haute épaule ondulée, en pâte grise, provenant de sépultures mérovingiennes découvertes avant 1920 près de l’église en creusant les fondations de la mairie.

Ce village possédait un souterrain refuge.

Le château

Présence d’un manoir flanquée d’une tourelle portant un étendard seigneurial est attesté en 1605-1610 (Albums de Croy). Il ne s’agit là que d’un logis seigneurial, peut être fortifié mais pas d’un château fort. A noter que sur un plan cadastral de 1823, on trouve une ancienne ferme seigneuriale situé rue du Presbytère (près de l’église). Face à celle-ci existait le fief de la « mayerie » appartenant à Charles François Joseph de Fromentin (seigneurie vicomtière) au 18ème siècle.

Il n’y a jamais eu de château à Monchy au Bois.

L’origine du nom

1036 – MONCHY. – C. de St-Vaast.

1135 – MONCI. – C. Chap.d’Arras.

1315 – MONCHY. – F. d’Artois.

1469 – MONCHY AU BOIS – Id.

Monchy est déterminé par les bois qui l’entouraient, et portait déjà en 662 le nom de
Monciacum nemorosum dans le carticulaire de l’Abbaye Saint-Pierre de Corbie qui y avait une prévôté.

Source : « Étude des noms de lieu par L. Ricouart 1891 »

L’église

Édifice bâti en 1611, clocher de 1628, démoli en 1793 (sauf la tour).Travaux au chœur et à la toiture en 1828, refonte de la cloche en 1864, pavage du chœur en 1870-1871, couverture de la flèche, des nefs et du chœur en 1886.

Église détruite en 1914 – 1918.

Nouvel édifice construit (en briques) entre 1929 et 1933 : Soubassements en grès, façade du clocher en grès de Saverne.

La cloche est née en 1863 dans la fonderie de Monsieur DROUOT à Douai.

Elle a été baptisée par le curé François Drocourt le 1er août 1863 en présence du maire Honoré Decambray et son adjoint Antoine Fouquet.
Lors de la grande guerre, les allemands réquisitionnaient les cloches pour les refondre.

« Henriette » doit sa survie à l’éboulement de l’église ; nichée sous les décombres, elle ne fut pas découverte.

Un peu d’histoire

Placé sur la ligne de Front, le village fut entièrement détruit pendant la Première Guerre Mondiale.

Le 23 septembre 1920, Monchy-au-Bois reçut la Croix de Guerre pour citation à l’Ordre de l’Armée.

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