La chasse avec l’Amicale des Chasseurs

24 mai 2016

AMICALE DES CHASSEURS

Au nom de tous les sociétaires de l’amicale des chasseurs, je vous présente mes meilleurs vœux pour l’année 2017

Concours Saint Hubert:

Cette année notre société a participé à l’organisation du concours Saint Hubert en partenariat avec  la fédération  départementale des chasseurs et le GIC de Ficheux. Ce concours national de chiens d’arrêt et de broussailleurs   évalue les capacités des chiens mais note également les connaissances (cynophile et cynégétique) et le  comportement du chasseur.

Nous étions une dizaine de sociétaires mi-octobre à accueillir, pour la finale départementale, 20 chiens et leurs  maîtres accompagnés de 4  juges sur la     commune (90 chiens au total sur les communes environnantes). Cette épreuve a duré 6 heures dans le bois de Jean Paul       Pruvost. Elle débute par un lâché de faisans d’élevage, puis un entretien de 20min du  chasseur et enfin débute le travail du chien. Le tir n’est     qu’accessoire, à peine 20% du  gibier lâché est tiré.

Mi-janvier, la commune des Ardennes qui avait en charge  l’organisation de la finale           régionale grand Nord de France s’est vue en interdire la  tenue en raison d’un risque élevé de grippe aviaire. Jean Paul Pruvost a donc remis les   mêmes acteurs au travail mais avec un       facteur d’échelle, 15 départements en compétition de la      Normandie à la  Moselle,  40 chiens sélectionnés, plus de cent participants au repas du soir dans la salle des fêtes de Monchy. Les gagnants de chaque poule ont concourus la semaine suivante pour la finale nationale dans la chasse présidentielle de  Rambouillet.

A signaler une belle représentation féminine et la  participation de Nathalie Ansart en tant que juge

Perdrix :

le printemps très pluvieux a été catastrophique pour la  reproduction de la perdrix, les nids ont été inondés et les jeunes sont morts de froid. La très faible densité en septembre nous a conduit à ne pas la chasser cette saison. Espérons que l’été prochain sera plus propice. Malgré tout, cette espèce souffre depuis plusieurs années de l’évolution de l’agriculture, il y a fort à penser que son déclin va se poursuivre. La perdrix grise, à l’instar de la Grouse en Ecosse, est présente sur une très petite zone géographique.

Les perdrix du Nord de la France représentent plus de 30% de l’effectif global de cette espèce. Elle ne supporte pas le froid, mais ses œufs ne se développent pas sous de fortes chaleurs. Il existe une  population de perdrix grises dans les Pyrénées qui vie vers 1000 mètres d’altitude. Elle est descendue à une époque glacière dans le sud de la France, mais lorsque le climat s’est réchauffé seules les populations qui ont trouvé un climat tempéré ont survécu (Pyrénées et Nord de la France). Cet oiseau emblématique de notre région, souffre de l’appauvrissement des sols en insectes, du manque de    couverts et de sa vulnérabilité aux prédateurs puisqu’il ne se perche pas. Jusque dans les années 80, il trouvait dans les nombreux pâturages des insectes, du calme, des touffes d’herbes multiples pour se cacher. Il ne craignait que la fauche des foins.

Depuis la généralisation des élevages hors sol et la baisse de revenu dans l’élevage, ces prairies ont disparu, laissant place à des cultures traitées contre les insectes, travaillées avec des outils rotatifs qui tuent les vers dans le sol, dénudant la plaine et les talus d’herbes hautes. D’un point de vue plus général, la biodiversité la plus visible est celle représentée par les oiseaux et le constat est le même. Les hirondelles ont presque disparu, les moineaux et les mésanges se font rares, plus de vanneaux ou de grives en bandes énormes comme il y a 30 ans. Dans un contexte  environnemental difficile pour la faune, il serait souhaitable de prioriser la protection de la source de la vie : les micro-organismes et les insectes. Même si cette composante commence à être intégrée par les associations écologistes. Jusqu’à présent, leur préoccupation était de lutter contre leurs ennemis « les chasseurs » en plaçant des concurrents naturels et donc en réintroduisant des prédateurs qui fascinent le grand public. Ce n’est surement pas en relâchant des loups, des ours, des phoques ou en protégeant les rapaces et les renards que nous rendrons service à la faune. L’homme a profondément modifié la planète, l’équilibre naturel n’est plus possible, il doit être dirigé. Autrement, il ne restera que des espèces invasives : mouettes, sansonnets, rats, corbeaux, renards.

Que pouvons-nous faire face à ces nouvelles méthodes de cultures ? Peut-être un élément de  réponse, puisque nous allons nous associer avec Jean Claude Lefranc pour replanter 400 mètres de haies sur 3 ans dans les pâtures du chemin d’Hannescamps. Rendez-vous en 2018 pour un point complet sur cette opération gagnant-gagnant.

Excellente année, amicalement, Maurice Lepoivre

 

 

 

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Amicalement

Maurice Lepoivre