La chasse avec l’Amicale des Chasseurs

24 mai 2016

AMICALE DES CHASSEURS

Rétrospective : En 2015, le printemps et l’été nous ont été favorables, le gibier a bénéficié d’une météo favorable en période de reproduction. Après 3 années difficiles, nos efforts de gestion ont été récompensés. Les prélèvements très faibles les années antérieures avaient laissé suffisamment de reproducteurs pour profiter de cette embellie. Nous avons enfin pris plaisir à parcourir la plaine en septembre. Les lièvres et les perdrix étaient bien représentés. Soucieux de capitaliser notre cheptel, nous sommes restés raisonnables avec un prélèvement maximum par chasseur pour toute la saison 2015 de 3 lièvres et 5 perdrix. Le gibier présent cette année n’a rien à voir avec les chasses d’antan, mais la densité nous a permis de faire de belles actions de chasse et de voir encore du gibier en bonne quantité à la fermeture. Notre territoire semble plutôt privilégié, ceci n’est pas dû au hasard mais au fruit de notre gestion raisonnée rendue possible par la grande étendue sur laquelle nous intervenons. Je tiens à remercier ceux qui nous font confiance : les propriétaires et le conseil municipal. En tant que chasseurs, nous avons la chance de pratiquer notre loisir sur plus de 700 hectares avec du gibier et une cohésion correcte entre les sociétaires. Pour les propriétaires, le paiement des droits de chasse par le trésor public sur 9 ans est transparent, et la possibilité de parrainer un chasseur extérieur est une reconnaissance de leur statut.

En 2015, c’est un des pionniers de la chasse communalisée qui nous a quitté. Roland Théry fut président de 1981 à 1986.

Fondateur de l’amicale des chasseurs avec Gaston Démelin en 1969, il a œuvré pour l’unité de la chasse à Monchy. Personnellement j’ai le   souvenir des rendez-vous de chasse dans le café de Jean et Raymonde Audegond, le tracteur Ford attelé au plateau à paille pour transporter les chasseurs lors des battues à perdreaux, le tir des corvidés au printemps. Mes pensées vont à André, Dominique et Nadine et à leurs enfants.

Législation : Depuis toujours notre société a en charge la dératisation des terres agricoles. La commune fournit le poison et nous le déposons dans les parcelles qui nous sont signalées très fréquentées. Une loi nationale votée en 2013 et applicable en juillet 2015 a modifié la pratique de la dératisation : Les appâts empoisonnés ne peuvent plus être fabriqués à partir de concentrés, l’empoisonnement ne peut plus s’effectuer sur des terrains agricoles (source fédération des chasseurs). La traçabilité des produits réservés aux professionnels est obligatoire de la fabrication à la distribution.

Sous réserve de confirmation car les informations officielles sont rares, même à la DREAL de Lille. Il semble qu’au moins un employé communal doit être titulaire du CERTIBIOCIDE pour continuer à utiliser les raticides professionnels ou vendus en grosse quantité. Cette formation de 3 jours (ramenée à une journée pour les possesseurs du CERTIPHYTO), valable 5 ans est dispensée par des bureaux d’études agréés. Elle concerne l’utilisation des produits professionnels vendus pour lutter contre des êtres vivants : Traitement du bois, désinfectants, raticides…

Le numéro d’agrément de l’utilisateur permet la traçabilité du produit. Aucune sanction n’est applicable en cas de manquement, mais un employeur peut être poursuivi pour mise en danger de la vie d’autrui, s’il n’a pas formé ses salariés. Avec les informations actuelles, la seule alternative possible pour dératiser en plaine semble être la cage piège qui doit être relevée     chaque jour dans les deux heures qui suivent le lever du soleil. Suivre la formation au CERTIBIOCIDE apporterait peut-être des précisions sur l’état de la législation actuelle qui reste très obscure.

Au nom de tous les sociétaires de l’amicale des chasseurs, je vous souhaite une excellente année 2016

Amicalement

Maurice Lepoivre